Société Montesquieu

Présents : C. P. Courtney, C. Dornier, J. Ehrard, R. Minuti, A. Postigliola, P. Rétat, C. Verdier, C. Volpilhac-Auger. Excusé : N. Cronk.

Nouvelles générales de l’édition

P. Rétat expose la situa­tion extrê­me­ment préoc­cu­pante où se trouve l’édition des Œuvres com­plè­tes. L’exi­gence récem­ment expri­mée par la Voltaire Foundation d’une contri­bu­tion de 5000 livres ster­ling pour cha­que volume avant la mise en fabri­ca­tion modi­fie radi­ca­le­ment les condi­tions finan­ciè­res de l’édition. Elle nous oblige à trou­ver de nou­veaux cré­dits, outre ceux que C. Volpilhac-Auger s’est employée à réu­nir ces der­niers temps ; le mon­tant de la contri­bu­tion devient tel que l’édition sera com­pro­mise à moins que nous trou­vions ces nou­vel­les sour­ces de cré­dit et que nous rédui­sions les frais de la Société (dont le but prin­ci­pal est de favo­ri­ser l’édition) autant qu’il est pos­si­ble (voir à cet égard le compte rendu du Conseil d’admi­nis­tra­tion, sur la crise qui frappe également la Société dans ses acti­vi­tés pro­pres et les dis­po­si­tions pri­ses en consé­quence).

Or nous avons tout lieu d’être satis­faits de l’état d’avan­ce­ment géné­ral de l’édition ; nous som­mes par­ve­nus exac­te­ment à mi-che­min de l’achè­ve­ment, puis­que 9 volu­mes ont paru et le texte de 2 autres (L’Esprit des lois manus­crit) a été remis à la Voltaire Foundation. Onze volu­mes ont donc été réa­li­sés. Il en reste le même nom­bre, dont la plu­part font l’objet d’un plan de publi­ca­tion sûr de 2009 à 2014.

Il nous faut donc rele­ver le défi finan­cier, et faire du sau­ve­tage de l’édition la loi suprême de la Société.

C. Volpilhac-Auger expose les condi­tions dans les­quel­les la Fondation La Poste va finan­cer la pré­pa­ra­tion et l’édition de la Correspondance (les nou­vel­les exi­gen­ces de la VF nous obli­ge­ront à trou­ver un com­plé­ment) et les ter­mes du contrat passé avec elle ; elle le signe en tant que codi­rec­trice de l’édition.

Elle rap­pelle tou­tes les démar­ches qu’elles a fai­tes depuis la conven­tion de mécé­nat avec la Bordelaise de ban­que, et en par­ti­cu­lier ces der­niè­res semai­nes. L’édition a dû faire face en 2007 à de lour­des dépen­ses, en par­ti­cu­lier pour la conver­sion du texte de base de l’imprimé de L’Esprit des lois, qui nous per­met de dis­po­ser enfin d’un texte sur lequel tra­vailler.

Diverses pis­tes sont évoquées par les mem­bres du CD (J. Ehrard rap­pelle qu’il obtint en 1990 une aide du ser­vice his­to­ri­que de la Caisse des dépôts : une démar­che sera ten­tée en ce sesns ; C. Dornier sug­gère une ten­ta­tive auprès de l’Institut de France ; mais celui-ci, sol­li­cité en 2004 lors de la publi­ca­tion des Lettres per­sa­nes, n’a pas mon­tré le moin­dre signe d’inté­rêt).

Avancement de l’édition

Manuscrit de L’Esprit des lois (t. 3-4). C. Volpilhac-Auger, éditrice de l’ensem­ble, en a remis le texte à la Voltaire Foundation en février. Elle en pré­sente le som­maire, avec des pages-test, mon­trant l’aspect défi­ni­tif qu’aura le texte dans l’édition, qui devrait sor­tir à l’automne.

Défense de L’Esprit des lois (t. 7, res­pon­sa­bles P. Rétat et C. Volpilhac-Auger). La pré­pa­ra­tion de ce volume a pu pro­gres­ser rapi­de­ment dès que les pro­blè­mes tenant à la col­la­bo­ra­tion de cer­tains col­lè­gues ont été éclaircis. Le Comité de direc­tion accepte la pro­po­si­tion de chan­ger le titre prévu ini­tia­le­ment (Dossier de L’esprit des lois) qui ris­quait d’être ambigu : Défense de L’Esprit des lois paraît défi­nir beau­coup mieux le contenu, c’est-à-dire l’ensem­ble des tex­tes écrits par Montesquieu pour sa défense, et ce qui y a donné lieu. Le texte peut être remis à Lyon en sep­tem­bre pro­chain, trans­mis à la VF au début de 2009, et publié en décem­bre 2009.

Voyages (t. 10). J. Ehrard, res­pon­sa­ble du volume, pourra en assu­rer l’achè­ve­ment en jan­vier 2009, seu­les une intro­duc­tion et l’anno­ta­tion de quel­ques par­ties man­quant encore. Le volume impor­tant du texte contrain­dra à des efforts pour le faire tenir dans un tome de l’édition. La remise à la VF pour­rait avoir lieu en jan­vier 2010, pour une publi­ca­tion en décem­bre.

Extraits et notes de lec­ture II (t. 17). R. Minuti, res­pon­sa­ble, déplore la len­teur dans l’avan­ce­ment des tra­vaux, qui le contrain­dra à fixer un terme absolu à cer­tains col­la­bo­ra­teurs pour la remise de leur contri­bu­tion. Il s’engage à don­ner le texte à Lyon en jan­vier 2010, pour une remise à la VF en jan­vier 2011 et une publi­ca­tion en décem­bre 2011.

Correspondance II, III, IV (t. 19-21). C. Volplilhac-Auger, res­pon­sa­ble, pré­cise que les nou­vel­les direc­ti­ves adop­tées pour ces volu­mes per­met­tront de sup­pri­mer de nom­breu­ses men­tions qui ont inu­ti­le­ment alourdi le tome I ; des efforts seront faits aussi pour allé­ger l’anno­ta­tion, à l’exem­ple des autres éditions de cor­res­pon­dan­ces. C. Verdier a établi, à par­tir de tous les docu­ments dis­po­ni­bles, l’inven­taire des let­tres, et lancé les deman­des de repro­duc­tion aux biblio­thè­ques. R. Minuti a pris également des contacts en Italie à cet effet. Mme de Bellaigue assure à Bordeaux la numé­ri­sa­tion des let­tres qui y sont conser­vées. La pré­pa­ra­tion et la publi­ca­tion, pré­vue en 2011, 2013 et 2014, béné­fi­cie­ront, comme on l’a vu plus haut, du sou­tien de la Fondation La Poste.

Pensées I et II (t. 14-15). C. Dornier, res­pon­sa­ble, donne au Comité un échantillon de l’établissement du texte (n° 253-299) et de l’anno­ta­tion, ainsi qu’un tableau de répar­ti­tion de l’anno­ta­tion du pre­mier volume, qui prouve qu’elle est bien avan­cée. Elle assure qu’elle pourra remet­tre le texte des deux volu­mes en décem­bre 2010, pour une publi­ca­tion en 2012.

L’Esprit des lois imprimé (t. 5-6, res­pon­sa­bles P. Rétat et C. Volpilhac-Auger). Le texte de base, enfin établi à Lyon, sera mis sur un site consul­ta­ble par les cher­cheurs de l’équipe. La réflexion sur les pre­miè­res éditions a beau­coup pro­gressé depuis la décou­verte d’un Errata qui avait échappé jusqu’alors à l’atten­tion des cher­cheurs ; une étude de R. Sabbah, C. Volpilhac-Auger et Fr. Weil doit paraî­tre qui fera le point de ces décou­ver­tes. Il paraît pré­ma­turé de recons­ti­tuer une équipe pour l’anno­ta­tion, tant que ne seront pas dis­po­ni­bles des tex­tes indis­pen­sa­bles, le manus­crit de L’Esprit des lois et les Pensées, et que ne seront pas suf­fi­sam­ment dis­po­ni­bles les cher­cheurs qui anno­tent ce der­nier texte.

Réunion du 23 mars 2007 (Université Paris III, Centre Censier)

Présents : C. P. Courtney, C. Dornier, J. Ehrard, R. Minuti, A. Postigliola, C. Verdier, C. Volpilhac-Auger. Excusé : N. Cronk.

1. Nouvelles générales de l’édition

C. Volpilhac-Auger donne des nou­vel­les des volu­mes dont la publi­ca­tion est la plus pro­che : les Geographica (t. 16), dont les secondes épreuves ont été cor­ri­gées et dont l’index cons­ti­tué essen­tiel­le­ment de noms chi­nois, aurait créé de gran­des dif­fi­cultés s’il n’avait été établi par Anne-Lise Martin ; L’Esprit des lois, manus­crit (t. 3-4), dont la trans­crip­tion et la quasi tota­lité des intro­duc­tions sont ter­mi­nées (la date de remise à la VF fin 2007 est main­te­nue).

Le tome 16, Geographica, rece­vra une aide du CNL, à pro­por­tion du tirage ; N. Cronk a obtenu une aide du Fund Comitee de la VF pour ce tome, mais l’ave­nir de ce finan­ce­ment est incer­tain. Il devient urgent et néces­saire que l’éditeur trouve un finan­ce­ment sup­plé­men­taire (mécé­nat).

Des vaca­tions seront consa­crées à la recher­che sys­té­ma­ti­que des biblio­thè­ques sus­cep­ti­bles d’acqué­rir les Œuvres com­plè­tes, par exem­ple cel­les des ins­ti­tuts d’études poli­ti­ques.

C. Volpilhac-Auger dépose une demande de sub­ven­tion à la Fondation de La Poste, pour pré­pa­rer l’édition de la Correspondance.

L’Istituto degli Studi Filosofici de Naples a rat­trapé en grande par­tie les achats en retard de volu­mes parus pour envi­ron 12000 € (conven­tion signée avec la VF).

2. Avancement de l’édition.

Voyages (t. 10). J. Ehrard confirme la remise du texte à C. Verdier pour l’automne 2007.

L’édition de la Galerie du Grand-Duc, lais­sée très incom­plète par le pre­mier col­la­bo­ra­teur auquel elle avait été confiée, est reprise par H. Pommier, ingé­nieur de recher­che récem­ment rat­ta­chée à l’UMR 5037, qui a fait par­tie du cen­tre d’his­toire de l’art de Lyon 2 de sa créa­tion à sa dis­so­lu­tion. R. Minuti lui appor­tera toute l’aide néces­saire dans les rela­tions avec le Musée des Offices. Les pre­miers contacts seront pris par l’un et l’autre en vue d’une édition électronique du texte, pro­duit dérivé de l’édition et véri­ta­ble pro­to­type, en col­la­bo­ra­tion avec le Musée des Offices. L’envoi du texte du volume à la VF est prévu au prin­temps ou à l’automne 2008, pour publi­ca­tion en 2009.

Extraits et notes de lec­ture (t. 17). Plusieurs pro­blè­mes sont évoqués par R. Minuti : pré­sen­ta­tion des mar­gi­na­lia (ceux de l’Algèbre de Guisnée), dou­tes sur cer­tains tex­tes qui ne por­tent pas de trace de l’écriture de Montesquieu. C. Volpilhac-Auger sug­gère que l’étude des papiers pour­rait offrir des indi­ces déci­sifs. Les col­la­bo­ra­teurs qui lais­sent plu­sieurs rap­pels sans réponse sont sup­po­sés vou­loir se reti­rer défi­ni­ti­ve­ment de l’équipe, et dans ce cas le res­pon­sa­ble est fondé à sol­li­ci­ter une autre col­la­bo­ra­tion. Le texte sera envoyé à Lyon à la fin de 2008 et à la VF à la fin de 2009.

Mes pen­sées (t. 14-15). Ce qui vient d’être dit des col­la­bo­ra­teurs défaillants est vala­ble également pour ceux de l’équipe des Pensées. Plusieurs index sont pré­vus (des matiè­res, des per­son­nes et des lieux). Une réu­nion des col­la­bo­ra­teurs aura lieu à Paris en juin 2007 et une jour­née sur la docu­men­ta­tion de Montesquieu est pré­vue en juin 2008 à Caen.

Numérisation : C. Dornier fait le point des réa­li­sa­tions en cours ou à venir à la BnF et à la BM de Bordeaux avec les cré­dits dis­po­ni­bles dans le cadre du pro­jet ANR. L’accès aux manus­crits de la BnF numé­ri­sés se fera sur Gallica, celui des manus­crits bor­de­lais sur le site de la Bibliothèque numé­ri­que du savoir d’Aquitaine. Le trai­te­ment de la numé­ri­sa­tion des Pensées à Caen, par les ser­vi­ces des PUC, devra faire l’objet d’un contrat avec la VF et la Société Montesquieu, de façon que les droits res­pec­tifs des par­ties soient clai­re­ment défi­nis.

La trans­crip­tion seule, sans index d’écritures, notes ni intro­duc­tions (c’est-à-dire le tra­vail scien­ti­fi­que réservé à l’édition impri­mée) sera mise en ligne.

La ques­tion de la pos­si­bi­lité d’uti­li­sa­tion de fichiers XML par la VF devra être réso­lue rapi­de­ment.

Dossier de L’Esprit des lois (t. 7). Le terme de la remise des contri­bu­tions des col­la­bo­ra­teurs est fixé à la ren­trée de sep­tem­bre. Un terme défi­ni­tif sera mis alors à la col­la­bo­ra­tion de ceux qui lais­sent depuis des mois les rap­pels sans réponse.

L’Esprit des lois, imprimé (t. 5-6). Un comité de direc­tion pro­pre à cette œuvre avait été créé lors de la réu­nion du Comité du 2 décem­bre 2006. On peut lire ci-joint le compte rendu de la réu­nion du 17 février à Lyon.

Le chan­ge­ment du texte de base (qui devient 50PH) va néces­si­ter une inter­ven­tion lourde et oné­reuse, assu­rée à Lyon sur vaca­tions, mais du moins au sor­tir d’une lon­gue inac­tion les pers­pec­ti­ves sont-elles clai­res.

L’anno­ta­tion s’était inter­rom­pue d’elle-même par l’énorme retard de l’établissement du texte et l’absence de direc­tion. Lorsque le texte sera défi­ni­ti­ve­ment établi, le comité de direc­tion des Œuvres com­plè­tes devra dési­gner un res­pon­sa­ble et for­mer une équipe.

Correspondance (t. 19-21). C. Verdier dresse un inven­taire sys­té­ma­ti­que pre­nant en compte tou­tes les réfé­ren­ces aux let­tres dans les éditions anté­rieu­res, la chro­no­lo­gie de L. Desgraves et son inven­taire, pour les confron­ter et les véri­fier. C. P. Courtney pro­po­sera son pro­pre inven­taire. Des recher­ches doi­vent être menées en Italie et dans les papiers de R. Shackleton à la Bodleian. On pourra comp­ter à par­tir d’avril sur le tra­vail de P. Botineau à Bordeaux.

Réunion du 17 février 2007 Comité de direction de L’Esprit des lois (Lyon, ENS-LSH)

Créé par le comité de direc­tion des Œuvres com­plè­tes le 2 décem­bre 2006, il est com­posé des mem­bres sui­vants, tous pré­sents : C. P. Courtney, N. Cronk, R. Minuti, A. Postigliola, P. Rétat, C. Verdier, C. Volpilhac-Auger.

La réu­nion avait été soi­gneu­se­ment pré­pa­rée, par plu­sieurs envois « contra­dic­toi­res » : de C. P. Courtney et A. Postigliola, une série d’argu­men­tai­res en faveur du choix de 48G (Genève, Barrillot, 1748, édition ori­gi­nale) comme texte de base et de quel­ques livres de L’Esprit des lois établis par C. P. Courtney dans cette pers­pec­tive ; par C. Verdier de plu­sieurs tableaux réca­pi­tu­la­tifs de varian­tes, et de plu­sieurs livres de L’Esprit des lois établis par elle, et par C. Volpilhac de l’exa­men des éventuels inconvé­nients qu’il y aurait à sub­sti­tuer 50PH (Paris, Huart, 1750, édition revue par Montesquieu) à 48G.

La séance a duré toute la mati­née et une par­tie de l’après-midi.

1. Choix du texte de base.

P. Rétat pro­cède d’abord à l’exa­men d’un cer­tain nom­bre d’argu­ments acces­soi­res (tels que : 48G étant cen­sée être plus pro­che du manus­crit de Montesquieu que les autres éditions, donne une per­cep­tion plus claire de l’évolution ulté­rieure du texte ; 50PH serait une « édition inter­mé­diaire », etc.) et en mon­tre le peu de soli­dité.

L’essen­tiel de la réu­nion consiste dans l’exa­men des tex­tes mêmes, et sur­tout du livre XXIII qui a servi d’épreuve prin­ci­pale et pré­cise de ce que sup­po­se­rait le choix de 48G. Celui-ci ren­drait néces­saire un très grand nom­bre d’inter­ven­tions, dont cer­tai­nes seraient aussi par­fois dis­cu­ta­bles. Ne serait publia­ble que le texte de 48G for­te­ment cor­rigé, à tel point qu’il serait en fait iden­ti­que à celui de … 50PH.

L’accord s’est donc fait sur l’idée que l’édition de 1750 cons­ti­tue en réa­lité l’état final, cor­rigé (avec quel­ques fau­tes aussi, mais en nom­bre limité) de la pre­mière édition de L’Esprit des lois, dont Montesquieu s’était vigou­reu­se­ment plaint, à juste titre. En pre­nant le texte de 50PH comme texte de base, nous ne contre­di­sons donc pas l’esprit du choix déli­béré de la pre­mière édition fait au début de l’entre­prise d’édition (voir le Specimen publié en 1998 pour les livres I et XIII), et nous avons l’immense avan­tage de four­nir un texte réel, non mani­pulé, cohé­rent et que l’on peut citer.

2. Editions rete­nues pour les varian­tes.

On a décidé de rete­nir 48G, 49PH, 57PH, 58Œ.

C. P. Courtney établira un tableau géné­ral des errata, et rédi­gera des appen­di­ces expli­ca­tifs sur les éditions inter­mé­diai­res. Les piè­ces annexes com­pren­dront la table des matiè­res de 50PH et les trois car­tes de 49PH, 50PH, 58Œ.

Réunion du 2 décembre 2006

(Université Paris III, Centre Censier)

Présents : N. Cronk, C. Dornier, J. Ehrard, R. Minuti, A. Postigliola, C. Verdier, C. Volpilhac-Auger. Excusé : C. P. Courtney.

** 1. Nouvelles générales de l’édition

C. Volpilhac-Auger rend d’abord compte de la céré­mo­nie de récep­tion du prix Montesquieu de l’Académie Montesquieu à Bordeaux (à laquelle s’est jointe l’asso­cia­tion Mécénart), ainsi que de la signa­ture offi­cielle de la conven­tion de mécé­nat avec le CIC Société Bordelaise (on en trouve le texte dans la Lettre d’infor­ma­tion n° 14, p. 47-50).

La sub­ven­tion du Centre régio­nal des Lettres d’Aquitaine devrait être de 1500 euros : 750 pour la Revue, 750 pour le tome 9. On rap­pelle où en est l’exé­cu­tion de la conven­tion avec l’Istituto ita­liano per gli Studi Filosofici de Naples, qui com­prend l’orga­ni­sa­tion de sémi­nai­res (pour le der­nire en date, voir ci-des­sous à l’arti­cle des Voyages), l’achat à la VF d’exem­plai­res des volu­mes des Œuvres com­plè­tes à mesure qu’ils parais­sent (le retard accu­mulé à cet égard ne sera pas tota­le­ment rat­trapé) et le ver­se­ment de bour­ses qui outre le retard, souf­fre d’un man­que de coor­di­na­tion avec la Société. Une let­tre de la pré­si­dente au secré­taire géné­ral de l’Istituto, dési­gnant les des­ti­na­tai­res (C. P. Courtney, A. Postigliola, C. Volpilhac-Auger) est res­tée sans réponse et sans effet ; en revan­che, J. Ehrard a reçu une bourse, P. Rétat a été contacté pour en rece­voir une. Il est donc demandé qu’à l’ave­nir l’Istituto, avant tout envoi, demande à la pré­si­dente de la Société les noms des des­ti­na­tai­res. Puisqu’il est impos­si­ble que le mon­tant des bour­ses soit versé à la Société elle-même, il est entendu que les per­son­nes qui les auront reçues les rever­se­ront immé­dia­te­ment à la Société, pour répar­ti­tion selon les besoins de l’édition.

N. Cronk met le Comité au cou­rant de la nou­velle exi­gence du Centre natio­nal des let­tres pour l’attri­bu­tion des sub­ven­tions : le tirage ne doit pas être infé­rieur à 500 exem­plai­res. Quand il est infé­rieur (c’est le cas pour les volu­mes des Œuvres com­plè­tes) le mon­tant de la sub­ven­tion sera réduit en pro­por­tion.

L’édition de la Correspondance (t. 19-21), on le sait, se heurte à une très grave dif­fi­culté, E. Mass refu­sant de res­ti­tuer la docu­men­ta­tion que lui avait confiée L. Desgraves en vue de leur tra­vail com­mun (voir la Lettre d’infor­ma­tion n° 14, p. 8). Les deman­des suc­ces­si­ves qui lui ont été adres­sées par C. Volpilhac-Auger, P. Rétat, P. Botineau sont res­tées sans réponse. Au mois d’octo­bre der­nier J. Ehrard et P. Rétat dans une let­tre com­mune ont renou­velé leurs ins­tan­ces en rap­pe­lant que L. Desgraves des­ti­nait à notre édition et à elle seule les docu­ments qu’il avait réu­nis, qu’aucun usage ne pou­vait en être fait en dehors de notre édition et qu’ils devaient en consé­quence nous être res­ti­tués. E. Mass, par une let­tre du 15 novem­bre adres­sée à l’un et à l’autre, a opposé à cette demande un refus caté­go­ri­que. Le Comité man­date J. Ehrard pour ten­ter une ultime démar­che.

2. Avancement de l’édition.

Voyages (t. 10). J. Ehrard rend compte du sémi­naire de Naples des 27 et 28 octo­bre où les col­la­bo­ra­teurs sont conve­nus de plu­sieurs points impor­tants : rédac­tion de l’intro­duc­tion géné­rale et des intro­duc­tions par­ti­cu­liè­res, index, car­tes et illus­tra­tions, volume de l’anno­ta­tion. La pré­pa­ra­tion de quel­ques tex­tes reste incom­plète et en par­tie pro­blé­ma­ti­que (Mémoires sur les mines et sur­tout la Galerie du Grand-Duc). J. Ehrard compte avoir ter­miné l’intro­duc­tion à la fin du pre­mier semes­tre 2007 et remet­tre à Lyon l’ensem­ble du texte à l’automne.

C. Volpilhac-Auger sug­gère qu’une exper­tise soit faite à La Brède des objets que Montesquieu a pu rap­por­ter d’Italie.

L’Esprit des lois, imprimé (t. 5-6). Les tex­tes deman­dés à C. P. Courtney et A. Postigliola par le der­nier Comité ne parais­sent pas à P. Rétat, C. Verdier, C. Volpilhac-Auger répon­dre aux épineux pro­blè­mes posés par le choix de 48G comme texte de base (trop grand nom­bre de cor­rec­tions à appor­ter au texte, sur­tout dans les der­niers livres). L’équipe lyon­naise, désor­mais seule res­pon­sa­ble de l’établissement du texte, exprime for­te­ment ses dou­tes et sou­haite que l’hypo­thèse d’un chan­ge­ment de l’édition ser­vant de texte de base, en dépit du sup­plé­ment de tra­vail très lourd qu’il entraî­ne­rait, soit fer­me­ment envi­sa­gée. Pour vider cette ques­tion très tech­ni­que, N. Cronk pro­pose la créa­tion d’un comité de direc­tion de L’Esprit des lois pour en débat­tre. Cette pro­po­si­tion est accep­tée. Feront par­tie de ce comité C. P. Courtney, N. Cronk, A. Postigliola, P. Rétat, C. Verdier, C. Volpilhac-Auger. Il doit se réu­nir à Lyon en février 2007.

L’Esprit des lois, manus­crit (t. 3-4). C. Volpilhac-Auger confirme que le pro­grès de son tra­vail ren­dra pos­si­ble l’édition en 2008 (les fichiers devant être envoyés à la VF fin 2007).

Mes pen­sées (t. 14-15). C. Dornier fait état de l’échange d’infor­ma­tions entre l’équipe des Voyages et celle des Pensées à l’occa­sion du sémi­naire de Naples. Elle détaille le pro­gramme de numé­ri­sa­tion des manus­crits de Montesquieu à la biblio­thè­que muni­ci­pale de Bordeaux : en prio­rité les Pensées (dont la mise en ligne fait par­tie du pro­gramme de l’édition et per­met­tra une véri­fi­ca­tion de la trans­crip­tion), les extraits et notes de lec­ture (ms 2526-2538), les piè­ces fai­sant par­tie du dos­sier de L’Esprit des lois, le Spicilège, les Geographica, l’Histoire véri­ta­ble, les manus­crits publiés dans les Œuvres et écrits divers. – Correspondance (t. 19-21). Une réu­nion a eu lieu à Bordeaux, à l’occa­sion de la récep­tion du prix Montesquieu, entre P. Botineau, F. Cadilhon, C. P. Courtney et C. Volpilhac-Auger.

** 3. Financement de l’édition.

Les pers­pec­ti­ves sont bon­nes, notam­ment en rai­son du don de 5000 € fait par Ch. de Montesquieu, et du ver­se­ment de 5000 € du CIC-Société Bordelaise en appli­ca­tion de la conven­tion, pour la publi­ca­tion du tome 9 (il faut tou­te­fois déduire le mon­tant des 20 exem­plai­res du tome 9 dus au CIC, soit envi­ron 2000 €).

Autre bonne nou­velle : les bour­ses de l’Istituto degli Studi Filosofici, dont l’envoi était sus­pendu depuis 2001, sont annon­cées (deux d’entre elles a même d’ores et déjà été ver­sées).

Réunion du 3 juin 2006 (Université Paris VII, tour 54)

Présents : C. P. Courtney, N. Cronk, C. Dornier, J. Ehrard, R. Minuti, A. Postigliola, C. Verdier, C. Volpilhac-Auger.

Nouvelles générales de l’édition

Le second volume des Œuvres et écrits divers (t. 9) vient de paraî­tre.

C. Volpilhac-Auger, à la suite d’un dépla­ce­ment à Oxford et de conver­sa­tions avec Clare Fletcher, char­gée du mar­ke­ting à la VF, expose les gra­ves dif­fi­cultés que ren­contre la dif­fu­sion des Œuvres com­plè­tes, que l’éditeur estime insuf­fi­san­tes. Il sem­ble que des efforts puis­sent être faits pour la com­mer­cia­li­sa­tion : on a cons­taté une cer­taine carence de la publi­cité (sur­tout sen­si­ble dans le cas des Lettres per­sa­nes, pre­mier volume de la col­lec­tion, qui exi­geait un soin par­ti­cu­lier à cet égard), un man­que de suivi dans les répon­ses aux com­man­des, une dis­cor­dance entre les prix indi­qués par la VF et ceux de la librai­rie Aux Amateurs de livres, dif­fu­seur en France. Il fau­drait que des prix fer­mes soient affi­chés sur le site de la VF, en tenant compte des pro­blè­mes de change. La VF a décidé de modi­fier les moda­li­tés de la fabri­ca­tion. Pour réduire les stocks et le coût du sto­ckage, le pre­mier tirage sera de 200 exem­plai­res. Les volu­mes ne dépas­se­ront plus 600 pages (fau­dra-t-il dans ces condi­tions pré­voir 3 volu­mes pour les Pensées ?)

Un effort doit être fait pour que l’édition soit plus lar­ge­ment annon­cée dans les revues savan­tes, sur­tout dans des domai­nes trop peu inves­tis jusqu’à pré­sent, par exem­ple les scien­ces poli­ti­ques (sug­ges­tion de C. Volpilhac-Auger). A. Postigliola signale des revues ita­lien­nes tel­les que Il Pensiero poli­tico.

Avancement de l’édition

Voyages (t. 10). J. Ehrard se féli­cite d’une cla­ri­fi­ca­tion des pers­pec­ti­ves inter­ve­nue ces der­niers mois. L. Couturier-Heinrich anno­tera le voyage en Autriche à la place de Mme Klingenstein défaillante. Les tra­vaux des anno­ta­teurs devraient être ter­mi­nés dans le cou­rant de l’automne. J. Ehrard croit donc pou­voir ter­mi­ner l’intro­duc­tion géné­rale et revoir les intro­duc­tions par­ti­cu­liè­res avant jan­vier. P. Rétat s’engage à don­ner la par­tie des intro­duc­tions consa­crée à la des­crip­tion des manus­crits, qu’une mis­sion à Bordeaux lui per­met­tra d’exa­mi­ner.

Le sémi­naire de Naples des 27 et 28 octo­bre (voir l’annonce dans la Lettre d’infor­ma­tion n° 14, avril 2006, p. 10) per­met­tra à la plu­part des col­la­bo­ra­teurs des Voyages de se concer­ter entre eux et avec les anno­ta­teurs des Pensées.

L’Esprit des lois, manus­crit (t. 3-4). C. Volpilhac-Auger, char­gée de l’édition, annonce que les qua­tre cin­quiè­mes de la trans­crip­tion sont réa­li­sés, et que la tota­lité le sera à la fin des pro­chai­nes vacan­ces. L’intro­duc­tion repren­dra, avec des addi­tions et modi­fi­ca­tions, l’étude parue dans Montesquieu en 2005. Le cali­brage des deux volu­mes (où seront inté­grées des par­ties du manus­crit 2506 publiées dans L’Atelier de Montesquieu) n’est pas encore fixé, notam­ment en rai­son de l’exten­sion à don­ner à l’intro­duc­tion de cha­que livre (la sub­di­vi­sion en deux tomes, I-XIII et XIV-XXVIII, reste cepen­dant la plus pro­ba­ble). La publi­ca­tion est pré­vue en 2008.

Mes pen­sées (t. 14-15). C. Dornier, res­pon­sa­ble, aura ter­miné la relec­ture de la trans­crip­tion dans l’été. Pour le pre­mier volume (t. 14), les notes sont deman­dées aux col­la­bo­ra­teurs pour le 24 juin. C. Dornier pense qu’il vaut mieux s’en tenir à une équipe d’anno­ta­teurs res­ser­rée plu­tôt que de cher­cher de nou­veaux col­la­bo­ra­teurs. La publi­ca­tion pour­rait avoir lieu en 2010. C. Dornier a établi le dos­sier de demande à l’ANR en vue de la numé­ri­sa­tion du manus­crit des Pensées et d’autres manus­crits de Montesquieu (voir Lettre d’infor­ma­tion, n° 14, p. 8). Le manus­crit de L’Esprit des lois sera numé­risé par la BnF sur place.

Extraits et notes de lec­ture II (t. 17). Le pro­blème prin­ci­pal qui se pose au res­pon­sa­ble, R. Minuti, est celui de l’inclu­sion ou de l’exclu­sion de tex­tes dou­teux, parmi ceux qui figu­rent dans les manus­crits 2516, 2519, 2526-2538 de la biblio­thè­que de Bordeaux. Il fau­drait encore regar­der, dans les volu­mes de la biblio­thè­que de Montesquieu qui sont conser­vés et qui en por­tent, les notes mar­gi­na­les (ils sont tou­te­fois peu nom­breux). La tota­lité ne devrait pas excé­der 350 pages impri­mées (donc avec les intro­duc­tions et les notes envi­ron 450 pages). L’ensem­ble pour­rait être envoyé à Lyon à l’automne 2007.

Dossier de L’Esprit des lois (t. 7). Ce volume, dont P. Rétat et C. Volpilhac-Auger sont main­te­nant res­pon­sa­bles, a subi des retards. C. Lauriol a trans­mis à C. Maire la docu­men­ta­tion sur la cen­sure romaine qui était en sa pos­ses­sion. R. Mankin tarde à s’enga­ger pour la tra­duc­tion de la « dis­ser­ta­tion de l’Irlandais ». Les col­la­bo­ra­teurs devraient remet­tre leur tra­vail aux res­pon­sa­bles à l’automne pro­chain.

L’Esprit des lois, imprimé (t. 5-6). Depuis le comité de direc­tion de jan­vier 2006 les pers­pec­ti­ves ne se sont pas éclaircies. A. Postigliola n’a pas rem­pli l’enga­ge­ment qu’il avait pris alors d’envoyer la tota­lité des varian­tes pour les livres I-XIX. C. Verdier y a pourvu (établissement du texte de base 48G, varian­tes de 49PH, 50PH, 57PH, 58Œ). Toutefois aucune liste défi­ni­tive des éditions de réfé­rence pour l’appa­rat cri­ti­que n’a été encore établie. Le comité de direc­tion demande à C. P. Courtney et A. Postigliola de lui sou­met­tre sans tar­der cette liste et un guide qui déter­mine la per­ti­nence des dif­fé­ren­tes éditions de L’Esprit des lois en vue de l’édition cri­ti­que.

Correspondance (t. 19-21). C. Volpilhac-Auger fait le point du tra­vail de recons­ti­tu­tion du cor­pus, néces­saire en par­ti­cu­lier pour les années 1751-1755, qui repré­sen­tent envi­ron la moi­tié de l’ensem­ble. P. Botineau a accepté de col­la­bo­rer à ce tra­vail.

Questions diverses

Charles-Henry de Montesquieu, des­cen­dant du phi­lo­so­phe et for­te­ment inté­ressé par la publi­ca­tion de ses œuvres comme par tout ce qui tou­che à son ancê­tre, a sou­haité contri­buer finan­ciè­re­ment par un don impor­tant à l’effort de l’équipe d’édition. C. Volpilhac-Auger est char­gée par le comité de direc­tion de le remer­cier d’un geste qui va consi­dé­ra­ble­ment faci­li­ter les tra­vaux de l’équipe (notam­ment en per­met­tant le recru­te­ment de vaca­tai­res pour des tra­vaux tech­ni­ques sim­ples ou en auto­ri­sant des mis­sions ou des réu­nions d’équipe sup­plé­men­tai­res), et dont la por­tée sym­bo­li­que est grande.

Comité de direction des Œuvres complètes Réunion du 29 octobre 2005 (Université Paris III, Centre Censier)

Présents : C. P. Courtney, C. Dornier, J. Ehrard, C. Larrère, R. Minuti, A. Postigliola, P. Rétat, C. Volpilhac-Auger. Excusés : N. Cronk, C. Verdier.

J. Ehrard évoque des dif­fi­cultés dans la dif­fu­sion des Œuvres com­plè­tes, et des malen­ten­dus dans la for­mu­la­tion des condi­tions d’achat. C. Volpilhac-Auger en a depuis fait état auprès de la Voltaire Foundation. Elle informe à ce pro­pos le Comité de direc­tion de la paru­tion et des condi­tions de dif­fu­sion des tomes 11 et 12 (Collectio juris) et du Cahier n° 9, Montesquieu, œuvre ouverte ? (1748-1755) dont C. Larrère qui en était res­pon­sa­ble a reçu un pre­mier exem­plaire.

1. Expertise des écritures

P. Rétat rap­pelle que le 28 jan­vier 2005 le Conseil scien­ti­fi­que avait décidé, sur la pro­po­si­tion de Jean Ehrard, de lais­ser un ultime délai de quinze jours aux experts (L. Hay, J.-L. Lebrave, Y. Leclerc) qui n’avaient pas encore remis leur rap­port, délai au terme duquel la ques­tion serait close avec les éléments de réponse en notre pos­ses­sion (Lettre d’infor­ma­tion, avril 2005, n° 13, p. 8).

Les cir­cons­tan­ces ont repoussé ce terme beau­coup plus loin qu’il n’était alors sou­haité. L. Hay consi­dé­rant comme indis­pen­sa­ble la numé­ri­sa­tion directe, à la BnF, de plu­sieurs folios du manus­crit de L’Esprit des lois, a confié les docu­ments ainsi obte­nus au labo­ra­toire d’ana­lyse des ima­ges de Rouen. Le rap­port, établi par T. Paquet, n’a été com­mu­ni­qué que le 27 mai 2005, avec pour conclu­sion que les deux écritures dont l’inter­pré­ta­tion fai­sait litige étaient sem­bla­bles avec un degré de varia­tion de 3,75 %. Cette conclu­sion scien­ti­fi­que­ment établie confirme le cons­tat visuel sur lequel les deux par­ties étaient pré­ci­sé­ment d’accord : une res­sem­blance évidente et une dif­fé­rence incontes­ta­ble. P. Rétat ayant repré­senté à L. Hay que des éléments essen­tiels d’appré­cia­tion, tenant à l’ortho­gra­phe et à la logi­que, devaient être pris en compte pour dépas­ser ce cons­tat de départ, ce der­nier a répondu qu’il n’était pas lui-même expert en écritures, que seule l’ana­lyse des tra­cés était de son res­sort et qu’il n’avait nulle com­pé­tence pour aller au delà. L’échange de cor­res­pon­dance s’est pour­suivi jusqu’au 15 juillet der­nier.

J.-L. Lebrave parais­sait par­ta­ger le point de vue de L. Hay, puisqu’il n’a pas répondu aux der­niè­res deman­des qu’on lui a adres­sées ; au début de février, il avait exprimé un « pre­mier sen­ti­ment » qui le fai­sait pen­cher du côté de l’inter­pré­ta­tion de C. Volpilhac-Auger. Y. Leclerc n’a pas donné suite aux deman­des. La ques­tion est donc main­te­nant close avec les éléments en notre pos­ses­sion : le rap­port envoyé à J. Ehrard le 9 sep­tem­bre 2004 par R. Minuti, qui vali­dait l’inter­pré­ta­tion de C. Volpilhac-Auger, sou­te­nue déjà par P.Rétat lors de l’échange de vues qui avait eu lieu avec G. Benrekassa à la fin de 2003.

2. Financement de l’édition

C. Volpilhac-Auger fait l’état des sour­ces de finan­ce­ment actuel­les. Le Conseil régio­nal d’Aquitaine a accordé une sub­ven­tion de 1500 euros, pour la Collectio juris (t. 11 et 12) et pour le second volume des Œuvres et écrits divers (t. 9) ; pour 2006 une demande de 2000 € a été dépo­sée pour les Geographica et la revue. Les cré­dits du minis­tère pour l’acti­vité des éditions Montesquieu dans le CERPHI (au sein de l’UMR CNRS 5037, ENS-LSH), pro­por­tion­nels au nom­bre de cher­cheurs rat­ta­chés, sont très limi­tés. L’apport du Conseil régio­nal Rhône-Alpes ris­que de pren­dre fin en 2006.

Les démar­ches de C. Volpilhac-Auger auprès de la Bordelaise de ban­que (CIC) ont reçu un accueil favo­ra­ble. Une aide d’envi­ron 5000 € peut être pré­vue pour cha­que volume. Le logo de la ban­que figu­rera sur les docu­ments de la société et sur cha­que volume publié. Cette aide per­met­tra de finan­cer des vaca­tions dont on a le plus grand besoin.

Les finan­ce­ments sur pro­jet (ANR, 7e pro­gramme euro­péen) ne sont pas envi­sa­gea­bles pour l’ins­tant étant donné l’extrême lour­deur de la pro­cé­dure.

3. Avancement de l’édition

Œuvres et écrits divers II (t. 9). Les pre­miè­res épreuves vien­nent d’arri­ver à Lyon, et la Voltaire Foundation va les envoyer aux col­la­bo­ra­teurs. La publi­ca­tion est pré­vue au prin­temps 2006.

Extraits et notes de lec­ture I, Geographica (t. 16). Le texte devrait être remis à la VF au prin­temps 2006 pour une publi­ca­tion à la fin de l’année. L’extrait de Du Halde, qui occupe la moi­tié sinon les deux tiers de l’ensem­ble, a déjà fait l’objet d’un impor­tant tra­vail d’anno­ta­tion qui devra pour­tant être com­plété. L’ensem­ble doit encore être har­mo­nisé.

L’Esprit des lois, imprimé, livres I-XIX (t. 5). Alberto Postigliola avoue les dou­tes que conti­nue de lui ins­pi­rer un long et curieux exa­men des éditions dont on doit rete­nir les varian­tes. Il prend pour finir un tri­ple enga­ge­ment :

a. envoi à Lyon des varian­tes de deux livres avant Noël, et des autres livres avant la réu­nion de la fin de jan­vier (tou­tes ces varian­tes avaient déjà été pro­mi­ses dans les plus brefs délais en jan­vier 2005).

b. envoi à Lyon des pho­to­co­pies des éditions per­ti­nen­tes des livres I-XIX (déjà pro­mi­ses aupa­ra­vant, mais cel­les des livres XX et sui­vants avaient été seu­les envoyées).

c. réponse rapide aux ques­tions pré­ci­ses posées par Caroline Verdier concer­nant le texte de base.

Il est entendu que le texte de base sera cen­tra­lisé à Lyon.

L’Esprit des lois, manus­crit (t. 3-4). Depuis que G. Benrekassa s’est retiré de l’édition, cette par­tie est res­tée vacante et sans res­pon­sa­ble. P. Rétat expose les rai­sons de s’en préoc­cu­per de nou­veau. L’exper­tise des écritures est enfin par­ve­nue à une conclu­sion (voir ci-des­sus) ; le prin­cipe, accepté par le Conseil scien­ti­fi­que, de faire figu­rer dans l’édition de l’imprimé les varian­tes du der­nier état du manus­crit rend néces­saire l’établissement du texte de ce der­nier ; l’étude de C. Volpilhac-Auger sur le manus­crit BnF et sur les secré­tai­res parue dans Montesquieu en 2005 (SVEC 2005 : 05) la dési­gne non seu­le­ment pour la trans­crip­tion mais pour la pré­sen­ta­tion du texte, dont elle a ainsi déjà donné les éléments essen­tiels. Elle est donc char­gée de la réa­li­sa­tion de ces volu­mes, pour laquelle elle demande un délai de deux ans. Elle se pro­pose de revoir le code de trans­crip­tion (dont elle com­mu­ni­quera au Comité de direc­tion les nou­vel­les moda­li­tés qu’elle juge sou­hai­ta­bles, avec le spé­ci­men d’un livre), et d’orien­ter les intro­duc­tions dans le sens de l’étude géné­ti­que et des struc­tu­res maté­riel­les du manus­crit (comme pour son édition du ms 2506).

Dossier de l’EL (t. 7). Assurée, en rai­son des autres char­ges qui pèsent sur elle, de ne pou­voir hono­rer ses enga­ge­ments, C. Larrère exprime sa volonté d’aban­don­ner la res­pon­sa­bi­lité de l’ensem­ble du volume. P. Rétat conti­nuera de coor­don­ner l’établissement des tex­tes, et C. Volpilhac-Auger, déjà enga­gée de fait dans ce volume (en par­ti­cu­lier pour les par­ties du ms 2506 qu’on y publiera) accepte de coor­don­ner les pré­sen­ta­tions et anno­ta­tions. L’équipe des éditeurs devra en outre être confir­mée et com­plé­tée. C. Larrère reste éditrice de la Défense. L’ensem­ble devrait être prêt à la fin de 2006.

Voyages (t. 10). Jean Ehrard, qui en assure la direc­tion, fait le point du tra­vail res­pec­tif des anno­ta­teurs, et exprime le sou­hait qu’il lui soit remis au plus tard à la fin de jan­vier, avec l’espoir que que l’ensem­ble soit prêt à la fin de 2006.

Depuis jan­vier der­nier P. Rétat coor­donne la trans­crip­tion. Presque tous les tex­tes sont à pré­sent établis.

Mes pen­sées (t. 14-15). Selon Carole Dornier, qui en est res­pon­sa­ble, la trans­crip­tion est ache­vée mais doit être revue et com­plé­tée ou cor­ri­gée en y appli­quant cer­tai­nes direc­ti­ves adap­tées aux par­ti­cu­la­ri­tés du texte.

C. Dornier a répondu à un appel d’offres du Ministère de la Culture pour la numé­ri­sa­tion du manus­crit des Pensées et du Spicilège, et du ms. 2526, avec un pro­jet de valo­ri­sa­tion asso­ciant mode image et mode texte (trans­crip­tion en ligne). Une ver­sion numé­ri­sée des Pensées per­met­trait de pro­cé­der faci­le­ment à la cor­rec­tion de la trans­crip­tion. Cette demande a reçu un accueil favo­ra­ble et la mise en oeu­vre devrait donc inter­ve­nir en 2006.

En ce qui concerne l’anno­ta­tion, les par­ti­ci­pants sont conve­nus de remet­tre leur tra­vail pour le 1er volume du manus­crit (n° 1-859) en juin 2006, pour le 2e (n° 860-1631) en décem­bre 2007, pour le 3e (n°1631­bis-2266) en mars 2009.

Il est sou­hai­ta­ble que l’édition des deux tomes soit simul­ta­née, ou en tout cas que le pre­mier soit édité lors­que le second sera très avancé.

Extraits et notes de lec­ture II (t. 17). Le res­pon­sa­ble, Rolando Minuti, com­men­cera à y tra­vailler en jan­vier 2006. Plus de la moi­tié du texte est déjà trans­crit.

Correspondance (t. 19-21). C. Volpilhac-Auger évoque les obs­ta­cles aux­quels elle se heurte, la dif­fi­culté voire l’impos­si­bi­lité de retrou­ver les manus­crits dont on ne pos­sède que de mau­vai­ses pho­to­co­pies et les tex­tes qui avaient été réu­nis par L. Desgraves, dont E. Mass s’est retrouvé après sa mort le seul dépo­si­taire, et qu’il n’a pas com­mu­ni­qués mal­gré la demande qui lui en a été faite (années 1751-1755).

Les mem­bres du Comité de direc­tion ont reçu de C. Volpilhac-Auger les pro­po­si­tions de révi­sion pro­fonde des prin­ci­pes d’édition ; ils sont invi­tés à lui faire part par écrit de leurs remar­ques.

L’ampleur de la tâche à rem­plir et les dif­fi­cultés qui l’entou­rent ne per­met­tent pas de pré­voir la date de la remise du texte à la VF.

Comité de direction, 11 décembre 2004

Le comité de direc­tion des Œuvres com­plè­tes de Montesquieu s’est réuni à Paris (Ecole des char­tes) le samedi 11 décem­bre 2004, de 14 à 18 heu­res. Etaient pré­sents : Cecil Patrick Courtney, Nicholas Cronk (invité), Jean Ehrard, Edgar Mass, Alberto Postigliola, Pierre Rétat et Catherine Volpilhac-Auger.

1) Organigramme

J. Ehrard confirme sa déci­sion de se reti­rer de la codi­rec­tion de l’édition fin jan­vier. En accord avec C. Volpilhac-Auger, il pro­po­sera qu’un nou­veau codi­rec­teur soit dési­gné, en la per­sonne de Pierre Rétat ; celui-ci accepte l’idée de cette dési­gna­tion, du moins pour un temps limité. La déci­sion revient au Conseil d’admi­nis­tra­tion, après consul­ta­tion du Conseil scien­ti­fi­que. Selon J. Ehrard, il convien­dra aussi de recom­po­ser le comité de direc­tion lui-même : il sug­gère qu’en fas­sent par­tie, aux côtés des deux direc­teurs et de l’expert en biblio­gra­phie, tous les res­pon­sa­bles de volu­mes en pré­pa­ra­tion.

2) Expertise des écritures

Seul un des qua­tre experts consul­tés a jusqu’à pré­sent envoyé ses conclu­sions. Les trois autres ont demandé un délai de réflexion com­plé­men­taire. Le comité juge peu rai­son­na­ble d’atten­dre au delà du mois de jan­vier.

3) Finances

C. V.-A. indi­que que la situa­tion est préoc­cu­pante, notam­ment en rai­son du retard de ver­se­ment des bour­ses ita­lien­nes. A. Postigliola dit son ferme espoir de voir l’Istituto Italiano per gli studi filo­so­fici rece­voir dans les pro­chai­nes semai­nes des pou­voirs publics ita­liens les sub­ven­tions atten­dues.

4) Correspondance

C. V.-A. avait envoyé au comité de direc­tion une ana­lyse cri­ti­que de l’état actuel du tra­vail sur la Correspondance ; elle regrette qu’une coo­pé­ra­tion effi­cace n’ait pu se déve­lop­per entre Edgar Mass et elle-même. E. Mass indi­que qu’il n’a jamais accepté le prin­cipe d’une codi­rec­tion avec C. V.-A, et qu’il en refuse l’éventualité. J. Ehrard lui rap­pelle pour­tant la déci­sion expli­ci­te­ment prise en comité de direc­tion, le 15 mai, devant tous les mem­bres du comité, qui font part de leur étonnement. N. Cronk insiste pour sa part sur la grande urgence d’une suite au t. 18, ce qui lui fait paraî­tre irréa­lis­tes la méthode et le calen­drier envi­sa­gés par E. Mass. J. Ehrard et P. Rétat sug­gè­rent une nou­velle répar­ti­tion des tâches : C. V.-A. s’occu­pe­rait des tomes 2 et 3, dif­fi­ci­les à dis­so­cier ; E. Mass du tome 4 dont l’oppor­tu­nité devrait être confir­mée par une table des matiè­res encore à établir. E. Mass refuse de renon­cer au tome 2. En consé­quence, les autres mem­bres du comité de direc­tion sont una­ni­mes à déci­der que C. V.-A. aura seule la res­pon­sa­bi­lité des tomes 2 et 3. E. Mass demande tou­te­fois un délai de réflexion.

5) L’Esprit des lois

Les fichiers envoyés à Lyon par A. Postigliola fin novem­bre res­tent assor­tis de coda­ges qui en ren­dent la lec­ture très péni­ble ; la pré­sen­ta­tion des appels de notes doit également être revue. A. P. s’engage à ren­voyer l’ensem­ble des fichiers dans un délai pro­che, livre par livre à mesure qu’ils seront “ net­toyés ” (ce dont il confirme pour lui l’extrême faci­lité), tout devant être envoyé avant la réu­nion de la fin jan­vier.

Comité de direction des Œuvres complètes de Montesquieu (Paris, Ecole des chartes, 15 mai 2004).

Présents : C.-P. Courtney, J. Ehrard, E. Mass, A. Postigliola, P. Rétat, C. Volpilhac-Auger, ainsi que N. Cronk et C. Verdier ( invi­tés).

La ques­tion est posée de la com­po­si­tion du Comité : elle sera trai­tée en Conseil scien­ti­fi­que en jan­vier 2005. Jean Ehrard indi­que que son âge l’oblige à envi­sa­ger pour cette date limite son retrait de la direc­tion de l’édition.

1) Expertise des écritures

Elle a été confiée à MM. Hay , Lebrave, Leclerc et Minuti. Selon le sou­hait de G. Benrekassa, le Cahier Montesquieu n° 8 sera joint au dos­sier d’exper­tise dès sa récep­tion de Naples.

2) Tome 9

Le Comité approuve les pro­po­si­tions de P. Rétat et J. Ehrard pour une pré­sen­ta­tion des tex­tes édités par Sh. Mason qui reconnaisse équitablement l’apport com­plé­men­taire de plu­sieurs per­son­nes :

- Réflexions sur le carac­tère de quel­ques prin­ces :“ texte établi par Sheila Mason, pré­senté et annoté par Sheila Mason et Catherine Volpilhac-Auger ”.

-  Arsace et Isménie : “texte établi par Sheila Mason, pré­senté et annoté par Sheila Mason et Jean-Noël Pascal ”.

Mme Mason sera infor­mée par let­tre de la solu­tion rete­nue : Nicholas Cronk se charge de lui expli­quer celle-ci ora­le­ment.

3) L’Esprit des lois

Texte. A. Postigliola s’engage for­mel­le­ment à faire par­ve­nir à Lyon le texte de 1748 avant le 31 juillet 2004, et reconnaît que c’est pour lui le der­nier délai ; il join­dra éventuellement au texte la liste des pro­blè­mes ren­contrés.

Table des matiè­res ou index : la ques­tion est débat­tue ; la seule table des matiè­res que Montesquieu ait vue et approu­vée est celle de Huart (1749), mais elle est loin d’être la plus com­plète. A. Postigliola pro­po­sera avant Noël 2004 un échantillon por­tant sur quel­ques pages (au moins le livre IV) qui seront envoyées d’avance aux mem­bres du Conseil scien­ti­fi­que et exa­mi­nées par celui-ci en jan­vier.

Renvois au texte du manus­crit : un essai sera fait une fois établies les varian­tes de l’imprimé.

Annotation : l’équipe sera recons­ti­tuée à par­tir de sep­tem­bre, et com­plé­tée à par­tir de jan­vier pour les livres XX-XXXI.

3) Correspondance.

Texte : en com­plé­ment aux docu­ments remis (trans­crip­tion des tex­tes pour le tome II, 1731-1748 reçues à Lyon la veille de la réu­nion, pho­to­co­pies des manus­crits cor­res­pon­dants remi­ses lors de la réu­nion), E. Mass pro­met l’envoi à Lyon pour le 7 juin des let­tres non datées ou de date pro­blé­ma­ti­que des­ti­nées au tome II ; cel­les du t. III vien­dront ensuite ; il aura relu pour le 30 juin la trans­crip­tion des let­tres du tome II (jusqu’au 31/12/48).

Normes de trans­crip­tion : il est décidé, sous réserve d’un test com­pa­ra­tif, de renon­cer aux nor­mes spé­ci­fi­ques rete­nues pour le t. 18 ; le direc­teur de la VF ne voit pas d’inconvé­nient grave à ce chan­ge­ment (dont le lec­teur sera averti) puisqu’il vise à faci­li­ter la lec­ture.

Lettres fami­liè­res : C.-P. Courtney, à l’issue de recher­ches récen­tes, en a établi la pré­sen­ta­tion, la biblio­gra­phie et la table pro­vi­soire.

Annotation : C.-P. Courtney et J. Ehrard ne pour­ront plus y par­ti­ci­per, sauf de façon ponc­tuelle. A. Postigliola y col­la­bo­rera, à par­tir de l’automne pro­chain, pour les per­son­na­ges ita­liens. Il est décidé de sol­li­ci­ter deux nou­vel­les col­la­bo­ra­tions, cel­les de Hélène Himelfarb et de François Cadilhon. Direction de la Correspondance : elle sera assu­rée conjoin­te­ment par E. Mass et C. Volpilhac-Auger.

Œuvres complètes de Montesquieu Compte rendu de la réunion du Comité de direction (Ecole des chartes, samedi 25 octobre 2003, 9h30-17h)

Œuvres et écrits divers I (t. 8)

La publi­ca­tion de ce volume, très dif­fi­cile en rai­son du nom­bre des auteurs et de l’hété­ro­gé­néité des tex­tes, cons­ti­tue un très grand motif de satis­fac­tion : le rôle de Pierre Rétat comme res­pon­sa­ble de ce volume et de Caroline Verdier comme coor­di­na­trice éditoriale est sou­li­gné. L’inté­rêt pro­pre de cet ouvrage méri­tait aussi d’être rap­pelé : sont ainsi don­nés à lire des tex­tes jus­que-là mal connus qui gagnent consi­dé­ra­ble­ment à être ainsi mis en lumière.

Le volume sem­ble être par­venu à tous les auteurs ; il sera envoyé aux mem­bres du Conseil scien­ti­fi­que pro­chai­ne­ment (les exem­plai­res doi­vent être d’abord deman­dés à la Voltaire Foundation, qui connaît des dif­fi­cultés avec son dis­tri­bu­teur actuel, Plymbridge). L’offre pro­mo­tion­nelle des­ti­née aux socié­tai­res (50% de réduc­tion) devait être envoyée début sep­tem­bre par la Voltaire Foundation ; des rai­sons maté­riel­les l’ont retar­dée ; elle devrait inter­ve­nir dans le cours du mois de novem­bre.

** Œuvres et écrits divers I (t. 9)

La date de juin 2002 fixée aux auteurs a été res­pec­tée par la plu­part d’entre eux : leurs tex­tes ont d’ores et déjà exa­mi­nés par les lec­teurs exté­rieurs, ou le sont actuel­le­ment. Les der­niers (si l’on excepte l’Essai sur le goût, confié récem­ment à A. Becq et pour lequel la règle géné­rale ne pou­vait s’appli­quer) ont été remis à P. Rétat juste avant la réu­nion. Autre cas par­ti­cu­lier : celui du Recueil d’airs dont C. Courtney n’a encore pu se faire com­mu­ni­quer le micro­film ; mais seu­les la pré­face et la liste des titres devant en être publiées, le tra­vail pourra être assez rapide, une fois qu’il dis­po­sera du micro­film numé­risé.

Il reste à faire pour le tome 9 un très gros tra­vail d’har­mo­ni­sa­tion et de relec­ture, qui devrait pren­dre encore plu­sieurs mois, comme cela avait été le cas pour le tome 8.

Lettres persanes (t. 1)

Les pre­miè­res épreuves sont atten­dues [elles ont été reçues le 27 octo­bre] ; elles devront être retour­nées à la Voltaire Foundation fin décem­bre, les deuxiè­mes épreuves en février : la publi­ca­tion est envi­sa­gée pour juin 2004.

Ce volume doit aussi conte­nir les intro­duc­tions géné­ra­les (pagi­nées à part) : cel­les-ci seront envoyées à la Voltaire Foundation vers le 15 novem­bre.

Collectio juris (t. 12-13)

Caroline Verdier vient d’en ache­ver la relec­ture et l’har­mo­ni­sa­tion, en liai­son avec Iris Cox et Andrew Lewis, et on pour­rait comp­ter sur un envoi à la Voltaire Foundation à la mi-novem­bre. [Depuis la réu­nion, Andrew Lewis a sou­haité pro­cé­der à une relec­ture du manus­crit ; le calen­drier devra donc être revu]. Les der­niers aspects de la mise au point (notam­ment les moyens de ren­dre acces­si­ble ce texte aux lec­teurs non-spé­cia­lis­tes de droit romain) seront trai­tés quand l’ensem­ble sera défi­ni­tif.

Le carac­tère par­ti­cu­lier de ce recueil impli­que un trai­te­ment par­ti­cu­lier : un « tra­vail d’accom­pa­gne­ment » dans la Revue Montesquieu (publi­ca­tion d’arti­cles de pré­sen­ta­tion) est sou­hai­ta­ble, ainsi que l’orga­ni­sa­tion d’une jour­née d’étude qui met­trait en lumière ce que révèle la Collectio juris et la manière dont elle doit être envi­sa­gée : non pas comme un ensem­ble de sour­ces pour L’Esprit des lois (une telle appro­che serait déce­vante, car Montesquieu a tra­vaillé à L’Esprit des lois en se réfé­rant direc­te­ment au Corpus juris ou à des his­to­riens ou à des juris­tes moder­nes) que comme un moyen pri­vi­lé­gié, voire uni­que, d’appré­hen­der la culture juri­di­que de Montesquieu et la manière dont celle-ci s’est cons­ti­tuée.

Geographica (t. 16)

Le spe­ci­men pro­posé par Sylviane Albertan-Coppola est exa­miné, à la lumière des quel­ques avis envoyés par les mem­bres du Conseil scien­ti­fi­que. La pro­po­si­tion de sou­li­gner les pas­sa­ges emprun­tés par Montesquieu aux tex­tes qu’il lit est una­ni­me­ment reconnue comme très utile : il faut donc géné­ra­li­ser cette pra­ti­que. Dans les notes, tout à fait confor­mes à ce que l’on doit atten­dre de ce type par­ti­cu­lier de recueil, les rap­pro­che­ments avec l’œuvre de Montesquieu pour­raient être ren­for­cés : à cet effet, les tex­tes cir­cu­le­ront avant leur mise au point défi­ni­tive (le site de tra­vail col­la­bo­ra­tif ou « SPIP » qui fonc­tionne actuel­le­ment pour les Pensées pourra être uti­lisé). Il est sug­géré également que l’anno­ta­tion pré­sente davan­tage ce que Montesquieu choi­sit d’exclure (mais l’intro­duc­tion devra obli­ga­toi­re­ment signa­ler que Montesquieu exclut beau­coup plus qu’il ne retient).

Ce volume, récem­ment mis en œuvre, pour­rait néan­moins paraî­tre dans des délais rela­ti­ve­ment rapi­des : la trans­crip­tion (à Grenoble puis à Lyon) est ter­mi­née à 90% ; le tra­vail d’anno­ta­tion est beau­coup moins impor­tant et déli­cat que pour n’importe quelle œuvre de Montesquieu ; S. Albertan-Coppola, qui est char­gée de la par­tie « Du Halde », soit envi­ron la moi­tié des Geographica, pour­rait l’avoir mené à bien d’ici l’été 2004 ; les Remarques tirées de mes conver­sa­tions avec M. Hoang pour­ront être trai­tées par Miguel Benitez, qui séjour­nera à l’ENS-LSH en février (son arti­cle sur la ques­tion, col­lo­que de Bordeaux, 1998, parais­sant déci­sif) ; C. Volpilhac-Auger se char­gera du reste. A cela s’ajou­tent des consi­dé­ra­tions « stra­té­gi­ques » : l’équipe fonc­tionne actuel­le­ment pres­que exclu­si­ve­ment sur des cré­dits de la Région Rhône-Alpes, dont le renou­vel­le­ment sera en jeu en 2006. La publi­ca­tion en 2005-2006 d’un volume sou­tenu par ces cré­dits pour­rait être très utile.

Isabelle Landry-Deron, auteur d’une thèse récente sur l’œuvre du P. Du Halde (La preuve par la Chine), sera sol­li­ci­tée comme lec­trice pour cette par­tie du volume.

** Extraits et notes de lecture (t. 17)

De ce volume, le quart envi­ron est trans­crit. Le tra­vail étant de même nature que pour les Geographica, il pour­rait faire l’objet d’un tra­vail col­lec­tif confié à plu­sieurs doc­to­rants, sous la direc­tion de C. Volpilhac-Auger (ainsi qu’à plu­sieurs per­son­nes qui ont déjà été sol­li­ci­tées, ou qui ont pré­senté une com­mu­ni­ca­tion sur ce sujet lors du col­lo­que de 2001 à Bordeaux). Le prin­cipe et la répar­ti­tion du tra­vail seront sou­mis au Conseil scien­ti­fi­que de jan­vier 2004.

** Voyages (t. 10)

J. Ehrard et C. Volpilhac-Auger font état de leur tra­vail avec G. Bertrand et F. Brizay, pour l’anno­ta­tion et la relec­ture de la trans­crip­tion du manus­crit, pour la par­tie ita­lienne (P. Cafasso a pour sa part accepté de faire la trans­crip­tion du voyage en Italie du nord) : tra­vail en cours qui s’avère très lourd, l’anno­ta­tion devant per­met­tre à la fois l’intel­li­gence du texte et en faire res­sor­tir l’inté­rêt. Il sem­ble notam­ment par­ti­cu­liè­re­ment inté­res­sant de recher­cher des tra­ces de la visite de Montesquieu (tra­vail entre­pris en son temps par R. Shackleton).

Pour la par­tie alle­mande, Clémence Heinrich-Couturier pro­met de livrer son tra­vail à l’été 2004.

Il faut repren­dre contact avec Hans Bots (Hollande) et Greta Klingenstein (Autriche, et sans doute Hongrie). C. Courtney trai­tera des Notes sur l’Angleterre.

Correspondance (t. 19 et suivants)

Edgar Mass sou­haite que les trans­crip­tions des let­tres conser­vées à Bordeaux soient relues. Il enverra les cin­quante pre­miè­res pages de son tra­vail à C. Volpilhac-Auger. La néces­sité de faire appel à des his­to­riens est évoquée de manière pres­sante.

** L’Esprit des lois, manuscrit (t. 3-4)

G. Benrekassa a pres­que achevé les 13 pre­miers livres, qui doi­vent occu­per le pre­mier volume. Il se pro­pose de don­ner une intro­duc­tion, et de réser­ver une post-face dans le second, à publier ulté­rieu­re­ment, sur les ensei­gne­ments qu’il a tirés de ce manus­crit. La publi­ca­tion simul­ta­née des deux volu­mes paraît pré­fé­ra­ble, ce qui per­met­trait de reconsi­dé­rer la répar­ti­tion entre intro­duc­tion et post-face.

Réunion du 7 mars 2008 Université Paris VII, Les Grands Moulins

G.Benrekassa envi­sage aussi de don­ner une table détaillée du manus­crit, avec les dif­fé­ren­tes ver­sions des titres des livres et des cha­pi­tres.

[En réponse à ce pro­jet de compte rendu dif­fusé au préa­la­ble aux par­ti­ci­pants, G. Benrekassa nous fait savoir : « Je n’ai à aucun moment accepté de dif­fé­rer la publi­ca­tion du pre­mier volume de l’édition du manus­crit ». La ques­tion devra donc être reprise].

** L’Esprit des lois, imprimé (t. 5-6)

Une grande par­tie de la réu­nion est consa­crée à l’exa­men de docu­ments four­nis par C. Courtney, pour la méthode à tenir pour l’établissement du texte, notam­ment pour dis­tin­guer cor­rec­tions et varian­tes, et pour tenir compte des errata envoyés par Montesquieu pour des éditions qui doi­vent être désor­mais consi­dé­rées comme impor­tan­tes (Edimbourg, Hamilton et Balfour, 1750, etc.). A. Postigliola s’enten­dra avec C. Courtney avant le pro­chain conseil scien­ti­fi­que (jan­vier 2004) sur les ensei­gne­ments à en tirer. A. Postigliola tra­vaille actuel­le­ment à la relec­ture des anno­ta­tions qui lui ont été envoyées.

Comité de direction (vendredi 25 janvier 2002, 9h)

Présents : G. Benrekassa, C. Courtney, J. Ehrard, E. Mass, A. Postigliola, P. Rétat, C. Volpilhac-Auger.

Le point est fait sur les bour­ses octroyées par l’Istituto degli Studi Filosofici, dont il est rap­pelé qu’elles ne peu­vent, en rai­son des sta­tuts de l’Istituto, être don­nées direc­te­ment à la Société Montesquieu : elles doi­vent tran­si­ter par le compte ban­caire de mem­bres de l’équipe. Fin 2001, trois bour­ses ont été trans­mi­ses (à P. Rétat, A. Postigliola, E. Mass), au titre de l’année 2000 ; les dépen­ses déjà enga­gées ont été réglées grâce à ces bour­ses ; il est impé­ra­tif de rem­bour­ser aussi là-des­sus des dépen­ses qui remon­tent par­fois à 1999. Les direc­teurs de l’édition répar­ti­ront les som­mes res­tan­tes. Contact sera pris avec l’Istituto pour établir un bilan de l’appli­ca­tion de la conven­tion depuis 1998.

Le calen­drier de publi­ca­tion est envi­sagé glo­ba­le­ment ; J. Ehrard et C. Volpilhac-Auger font état d’un mes­sage du direc­teur de la Voltaire Foundation, qui insiste vive­ment pour que les Lettres per­sa­nes soient pro­chai­ne­ment livrées à l’éditeur, pour des rai­sons com­mer­cia­les évidentes. Ce volume (t. I), qui com­porte aussi les intro­duc­tions géné­ra­les de l’édition, sera donc envi­sagé comme une prio­rité.

A. Postigliola ayant achevé l’établissement du texte du livre IX de L’Esprit des lois, une réu­nion à Lyon est envi­sa­gée pour en dis­cu­ter, à l’ini­tia­tive des direc­teurs ; la date en est fixée au 26 avril.

Les Pensées (t. XIV-XV) doi­vent désor­mais être mises en chan­tier ; le nom de Carole Dornier, pro­fes­seur à l’Université de Caen, va être pro­posé au Conseil scien­ti­fi­que, qui défi­nira les condi­tions d’avan­ce­ment du tra­vail. Il importe d’insis­ter sur la nou­veauté de cette édition, et sur le carac­tère col­lec­tif d’un tel tra­vail (comme pour les Voyages), sur­tout en rai­son de la rela­tion par­ti­cu­lière de ces volu­mes avec le reste de l’œuvre.

Dossier de L’Esprit des lois : les ques­tions que pose le tome VII de l’édition seront plus ample­ment abor­dées en Conseil scien­ti­fi­que, notam­ment en pré­sence de l’éditeur ; il faut aussi envi­sa­ger la publi­ca­tion de la (des) table(s) des matiè­res de L’Esprit des lois, sans doute dans ce volume, comme des manus­crits de La Brède, publiés dans le Cahier Montesquieu n° 7 (ms 2506 de Bordeaux). Doivent aussi être pris en compte les témoi­gna­ges (let­tres) de tiers sur la mise à l’Index de L’Esprit des lois ; se pose la ques­tion de dou­blons par rap­port à la cor­res­pon­dance ; il fau­dra exa­mi­ner au cas par cas.