Société Montesquieu

Présents : C. Dornier, J. Ehrard, R. Minuti, A. Postigliola, P. Rétat, C. Verdier, C. Volpilhac-Auger. Excusé : C. P. Courtney

Contrats d’édition

Le comité de direc­tion, lors de sa der­nière réu­nion (31 jan­vier 2009), avait accepté la pro­po­si­tion d’une coédi­tion ENS-Editions et Classiques Garnier, et avait donné man­dat aux direc­teurs de l’édition pour mener les négo­cia­tions et lui sou­met­tre des pro­jets de contrats.

Les ren­contres néces­sai­res ont eu lieu (C. Blum, direc­teur de Classiques Garnier, est venu à Lyon ; une réu­nion tri­par­tite a été orga­ni­sée avec O. Faron, direc­teur de l’ENS-LSH, P. Rétat et C. Volpilhac-Auger, ainsi qu’avec Denise Pierrot, res­pon­sa­ble d’ENS-Éditions) ; des pro­jets de contrat ont été établis avec les conseils d’ENS-Editions (repré­sen­tées par Denise Pierrot) et du ser­vice juri­di­que de l’ENS ; ils ont été trans­mis aux mem­bres du Comité de direc­tion qui ont été invi­tés à expri­mer leurs remar­ques. C. Volpilhac-Auger signale au pas­sage, avant que s’ouvre la dis­cus­sion, qu’A. Brown a émis de vives cri­ti­ques sur la déci­sion de trai­ter avec Classiques Garnier, et demandé une réu­nion du Conseil scien­ti­fi­que pour en trai­ter ; lui ayant été répondu que la ques­tion rele­vait du seul Conseil d’admi­nis­tra­tion, il a donné sa démis­sion du Conseil scien­ti­fi­que (il avait cessé d’adhé­rer à la Société Montesquieu depuis plu­sieurs années).

Des retards dans l’échange des points de vue avec C. Blum n’ont pas per­mis jusqu’à pré­sent de don­ner une forme abso­lu­ment défi­ni­tive aux contrats.

Aucune objec­tion de fond n’est sou­le­vée. Une ques­tion cen­trale retient pour­tant l’atten­tion du Comité de direc­tion et sus­cite la dis­cus­sion : la Société Montesquieu contrac­tera-t-elle uni­que­ment avec ENS-Editions ou avec les deux éditeurs ? J. Ehrard se déclare favo­ra­ble à la pre­mière solu­tion, qui offre à ses yeux le mérite de la sim­pli­cité. C. Verdier fait valoir que dans des cas sem­bla­bles l’usage veut que l’on contracte avec cha­cun des coédi­teurs, aucun des deux n’étant ainsi pri­vi­lé­gié par rap­port à l’autre. La Société Montesquieu y a avan­tage, pro­fi­tant à la fois de la base ins­ti­tu­tion­nelle solide de l’ENS et des capa­ci­tés de dif­fu­sion de Classiques Garnier. Les mem­bres du Comité de direc­tion par­ta­gent ce point de vue, auquel se ral­lie volon­tiers J. Ehrard. Les contrats seront donc établis entre la Société Montesquieu d’une part, ENS-Éditions et Classiques Garnier de l’autre.

Il est rap­pelé que l’édition électronique pré­vue par Classiques-Garnier électronique (ex-Champion électronique) est celle des ima­ges du volume imprimé (en pdf).

Des contrats liant la Société Montesquieu avec les res­pon­sa­bles de volu­mes et les col­la­bo­ra­teurs devront établir clai­re­ment les droits et les devoirs de ces der­niers.

Avancement de l’édition

Défense de l’Esprit des lois (t. 7, res­pon­sa­ble P. Rétat). Le texte de ce volume, dont la publi­ca­tion est pré­vue pour la fin 2009 ou le début 2010, a trouvé en G. Imbruglia, pro­fes­seur à l’Institut orien­tal de Naples, un lec­teur atten­tif, exi­geant et rapide, ce dont nous lui som­mes très reconnais­sants. La déci­sion prise par le comité per­met de les remet­tre immé­dia­te­ment à ENS Éditions. C. Volpilhac-Auger envi­sage que l’ENS-LSH orga­nise une mani­fes­ta­tion (jour­née d’étude ou petit col­lo­que) à l’occa­sion de cette publi­ca­tion au prin­temps 2010 (mani­fes­ta­tion à laquelle la Société Montesquieu sera natu­rel­le­ment asso­ciée).

Voyages (t. 10, res­pon­sa­ble J. Ehrard). Le texte a été remis en mars à C. Verdier. Il est en cours de relec­ture à Lyon. Publication pré­vue : décem­bre 2010.

Extraits et notes de lec­ture II (t. 17, res­pon­sa­ble R. Minuti, publi­ca­tion pré­vue, décem­bre 2011). Une réu­nion de tra­vail a eu lieu à Florence en mars 2009, avec la quasi-tota­lité des mem­bres de l’équipe, et a per­mis de faire avan­cer consi­dé­ra­ble­ment les cho­ses. R. Minuti fait état de dif­fi­cultés ponc­tuel­les (iden­ti­fi­ca­tion des sour­ces de cer­tai­nes notes de lec­ture). Les tex­tes devront être ren­dus à R. Minuti fin 2009, et trans­mis à Lyon au cours de l’année 2010.

Correspondance II- IV (t. 19-21, res­pon­sa­ble C. Volpilhac-Auger, publi­ca­tion pré­vue décem­bre 2011 pour le tome 19). L’ensem­ble du cor­pus manus­crit a été à peu près inté­gra­le­ment recons­ti­tué par C. Verdier, dont le tra­vail a été également faci­lité par la numé­ri­sa­tion en cours à la biblio­thè­que de Bordeaux. C. Verdier tra­vaille aussi à la trans­crip­tion, qui devrait être inté­gra­le­ment ache­vée au début de l’année 2010. L’anno­ta­tion a com­mencé depuis plu­sieurs mois (N. Plavinskaia, C. Courtney, F. Cadilhon, C. Volpilhac-Auger [depuis la réu­nion, Jens Häseler a accepté d’y par­ti­ci­per]). Une réu­nion de tra­vail aura lieu à Bordeaux en octo­bre 2009. Le pro­blème de la sub­di­vi­sion reste déli­cat : le pre­mier tome fait réfé­rence à la publi­ca­tion d’un tome IV ; si tel doit être le cas, le tome II devra s’arrê­ter à la fin de 1748, donc être rela­ti­ve­ment mince (autour de 400 pages).

Pensées I-II (t. 14-15, res­pon­sa­ble C. Dornier, publi­ca­tion pré­vue décem­bre 2012). L’édition des Pensées pose plu­sieurs ques­tions très déli­ca­tes.

* Rapports entre la Société Montesquieu et le pro­jet Montédite. La pré­sen­ta­tion de ce pro­jet en ligne omet de faire état des droits de la Société Montesquieu comme auteur col­lec­tif des Œuvres com­plè­tes, donc des Pensées, dont la réa­li­sa­tion se fait à son ini­tia­tive et sous sa res­pon­sa­bi­lité ; elle passe également sous silence le finan­ce­ment par l’UMR 5037 de la quasi-tota­lité du tra­vail scien­ti­fi­que (mis­sions, micro­films, réu­nions, relec­ture par une secré­taire d’édition) qui a rendu pos­si­ble la trans­crip­tion. L’ensem­ble, qui se pré­sente comme une « pré­pu­bli­ca­tion » de l’édition des Pensées dans le cadre des Œuvres com­plè­tes, n’a cepen­dant pas été sou­mis à l’exper­tise scien­ti­fi­que des direc­teurs de l’édition.

Il appa­raît en outre, par les répon­ses qu’apporte C. Dornier aux ques­tions qui lui sont posées à ce pro­pos (et à cel­les qu’avaient déjà posées les direc­teurs de l’édition lors d’un échange de cor­res­pon­dance anté­rieur), que les rap­ports nor­maux entre la Société Montesquieu et le res­pon­sa­ble d’un volume des Œuvres com­plè­tes se trou­vent ren­ver­sés, puis­que la res­pon­sa­ble de l’édition des Pensées s’ins­ti­tue pro­prié­taire du texte par l’inter­mé­diaire de l’édition électronique et pro­pose ensuite à la Société Montesquieu de lui céder ses « droits ». P. Rétat exprime sa stu­pé­fac­tion devant un pareil ren­ver­se­ment des rôles, en contra­dic­tion avec les droits de la Société Montesquieu, la réa­lité du tra­vail effec­tué et la pra­ti­que anté­rieure de tous les res­pon­sa­bles de volu­mes.

C. Dornier s’enga­geant à régu­la­ri­ser tout cela, le Comité de direc­tion, dans l’inté­rêt même du pro­jet Montédite, qui cons­ti­tue une valo­ri­sa­tion inté­res­sante du tra­vail de trans­crip­tion, décide qu’après accord avec les éditeurs pres­sen­tis pour la conti­nua­tion des Œuvres com­plè­tes, un contrat sera établi à l’ini­tia­tive de la Société Montesquieu qui défi­nira les condi­tions de ces­sion de la trans­crip­tion aux Presses uni­ver­si­tai­res de Caen pour le pro­jet Montédite (et éventuellement à d’autres par­te­nai­res inté­res­sés, notam­ment pour une tra­duc­tion en anglais des Pensées). La pré­sen­ta­tion du pro­jet en ligne devra être revue en consé­quence.

* Annotation. À plu­sieurs repri­ses C. Dornier a dis­tri­bué au Comité de direc­tion des spé­ci­mens d’anno­ta­tion (anno­ta­tions incom­plè­tes pour des séries sou­vent dis­conti­nues). Les direc­teurs de l’édition lui ont trans­mis leurs remar­ques, mais cons­ta­tent que des pro­blè­mes demeu­rent sur le fond et que la direc­tion des Pensées doit faire l’objet d’un tra­vail beau­coup plus appro­fondi et suivi. Sur la sug­ges­tion de C. Verdier, C. Dornier s’engage à ren­dre pro­chai­ne­ment un spé­ci­men com­plet et voulu défi­ni­tif d’un ensem­ble continu et impor­tant d’arti­cles des Pensées, avec le texte cor­res­pon­dant [ce tra­vail, cor­res­pon­dant à l’établissement du texte et à l’anno­ta­tion des arti­cles n° 1-100, a été remis en sep­tem­bre 2009, et les direc­teurs ont trans­mis à C. Dornier leurs remar­ques et cor­rec­tions sur l’ensem­ble comme sur le détail de la trans­crip­tion et de l’anno­ta­tion].